Avec ses petites ailes d’ange

58 jours en transit,
on dirait un peu une chanson d’Axel Bauer[1]
Les faits se déroulent pendant le confinement.
Je surfais sur les réseaux sociaux, plus qu’à l’accoutumée
Twitter et ses complots faciles et autres décomptes morbides
de cas du Covid-19 !
Je passais alors sur Instagram, lui préférant ses belles photos de voyage qui font rêver.
Le confinement, je vous le rappelle, c’était une sorte de prison pour riches
avec wifi, TV et assez de PQ et de glucides pour tenir un an !
Alors, c’est l’œil un peu distrait et le pouce en train de scroller[2],
que je tombe sur une jolie bague en forme d’ailes d’ange !
Il est si facile de commander tout et n’importe quoi sur le net,
que je me dis : « allez un petit plaisir, tu n’achètes plus rien du tout,
ça ne mange pas de pain, la boutique à l’air sympa,
probablement une boîte anglaise (que je pensais !)
ma bague n’aurait qu’à traverser la Manche.
Et hop, adjugé, vendu, le 6 mai le paiement est validé. Yeah !
Le paquet est préparé pour le voyage.
Et laissez-moi vous dire que ce paquet a plus voyagé en 58 jours
que moi en deux ans !
Il est parti de Shenzhen en Chine (oui en pleine pandémie, quel culot !)
Il est resté une bonne semaine, il devait bien se plaire là-bas
ou peut-être subir une décontamination.
Puis il a fait un tour à Alashankou (toujours en Chine)
pour continuer au Kazakhstan et repartir en direction de la Biélorussie.
À ce moment-là, je me suis demandée s’il venait à dos de chameau
ou avec ses petites ailes d’ange
et qu’il faisait la route de la soie à l’envers !
Le 12 juin, il arrive en Pologne
et il va y rester jusqu’à réapparaître le 26 juin à la douane,
quelque part je ne sais pas trop où, car ce n’est pas notifié sur le bordereau de suivi.

Capture d’écran 2020-07-02 à 18.00.49

Les jours passent et je l’oublie un peu ce colis, j’ai d’autres chroniques à fouetter !
De temps en temps, je vais, par curiosité, jeter un œil sur le numéro de suivi.
Je lis : “Erreur de direction, colis en agence, erreur de direction, colis sur plateforme…”
il y a deux jours, fort agacée (doux euphémisme)
j’essaye d’envoyer un email à la boutique en ligne.
L’adresse électronique ne fonctionne pas,
je me dis que c’est définitivement une arnaque
et que ma bague n’est nulle part !
J’envoie un message qui me revient, car l’adresse n’est pas valide.
J’en envoie un deuxième.
Au troisième j écris “you suck”[3] !
Devinez quoi, évidemment que ce message-là est parti !
Le 2 juillet, alléluia ! Je reçois un courriel m’annonçant que ma petite bague
en forme d’ailes d’ange a été déposée dans ma boîte aux lettres !!
Elle est si jolie, dans sa petite boîte cadeau.
Mais 58 jours pour ça, on ne m’y reprend pas !

dav

[1] Axel Bauer, les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, à pat ceux qui ont des parents qui écoutent les années 80
[2] scroller anglicisme: faire défiler un contenu sur un écran informatique
[3] tu crains !
ps : et vous ne viendrez pas dire que je ne vous ai rien appris aujourd’hui !

La cime des arbres

Tout comme vous, à moins d’habiter dans les hauteurs d’un building ou sur une colline, je suis restée pendant 56 jours sans pour voir admirer la cime des arbres. Les oiseaux qui planent et se posent pour faire leur nid, en chantant des mélodies joyeuses. Un moment de calme tellement précieux. Savoir encore apprécier les petites choses, les instants de pure béatitude, alors que la vie a repris son cours normal. En descendant de mon nuage, je trouve des emballages de fast-food éparpillés dans les beaux jardins. Cela me donne l’envie de créer un drone qui scannerait les empreintes digitales sur les déchets et irait chercher les pollueurs à leur domicile pour qu’ils aillent ramasser leurs incivilités.

En attendant qu’une telle invention existe, regardez le ciel, mais surtout prenez le temps de déposer vos ordures dans une poubelle. Aussi incroyable que cela puisse paraître, elles sont là pour ça !

Bon dimanche.

Névrose ou pas névrose, telle est la question…

DSCF0704

L’autre jour, je suis allée voir un microkinésithérapeuthe [1]

C’est toujours étrange lorsqu’un parfait inconnu vous parle de vous sans vous connaître et arrive parfaitement à cerner ce qui cloche, sans vous avoir posé une seule question. Il sait juste que je suis romancière.

À un moment donné, il me dit : « est-ce que je vous enlève toutes vos névroses ou vous voulez en garder quelques unes pour l’écriture ? ».

Pendant cinq secondes, je me suis posé toutes les questions possibles et imaginables, mais surtout celle-là : « est-il sérieux ? Peut-il vraiment enlever toutes mes névroses — parce qu’il y a du boulot — ou me niaise-t-il ? ». Pendant cinq longues secondes qui se sont étirés dans un parallèle de temps qui a semblé durer trois heures (un peu comme les secondes RATP lorsque tu attends un bus et qu’il ne vient jamais) je me suis questionnée  : « que ferais-je sans névrose ? Est-ce que je pourrais encore écrire ? Est-ce que je souffrirais ? Serais-je toujours si sensible à tout ce qui m’entoure et parfois si  soupe au lait  ? Sans tous ces traumas, comment écrire ? Et si c’est juste du plaisir est-ce permis par les lois karmiques ou autre instance supérieure et invisible ?»

Les cinq secondes sont redevenues des secondes normales. Je commence à rire en me rendant compte que le praticien plaisante. Il m’informe qu’il a emprunté la blague à l’excellente Blanche Gardin. Je ne sais pas comment répondre à cette question. Une vie sans névroses était-elle possible ou serait-elle aussi plate que la terre pour un Platiste [2]?

En attendant je vais les garder bien au chaud sous ma boîte crânienne, ma boîte à miracle qui encore une fois, me sauve de la page blanche. 

[1] La microkinésithérapie est fondée sur un principe naturel et élémentaire qui aide le corps à évacuer tous les traumatismes passés ou présents gardés en mémoire et l’empêchant de bien fonctionner.
[2] Personne qui pense que la terre est plate. Oui sérieusement !  Et il y en a de plus en plus apparemment

Tous humains ?

noir

Trop de violence,

de racisme,

d’inégalité,

d’injustice.

Alors que nous sommes tous de la même race,

la race humaine.

Mais malheureusement,

certains ont oubliés de l’être :

humain !

Trop c’est trop !

L’amour est la réponse.

S’aimer soi-même, 

pour pouvoir aimer les autres.

Se respecter soi-même,

pour pouvoir respecter les autres.

Et arrêter enfin, cette violence sans fin ! 

 

 

 

Le jardinier, l’architecte, les dictateurs et Dieu

Je ne vais ni commencer cette chronique ni la finir par : « on va mettre tout le monde d’accord, qui est jardinier et qui est architecte ? ».

Cette guéguerre entre les auteurs qui aiment se dire « jardiniers » ou « architectes » n’a que trop duré !

Il y a vraiment de drôles de personnages chez les auteurs, auteures, autrices, romancières, écrivains, etc. Rien que dans la dénomination de ce métier, personne n’est d’accord !

Pour mes lectrices et lecteurs qui seraient perdus dans cette bataille, voici à peu près ce que cela signifie :

L’auteur-architecte, pour écrire son histoire, fait un plan détaillé avec un synopsis de chaque chapitre, de chaque personnage. Il utilise également plein de fichiers dans des logiciels parfois barbares comme Excel (qui a la base sert de feuille de calculs). Il suit son plan avec le plus de fidélité possible. Il planifie presque tout, même la fin ! Inutile de dire qu’il ne se perd pas hors des sentiers battus !

L’auteur-jardinier, lui, écrit comme on jette des graines dans un champ sans avoir une idée précise du résultat.

Le jardinier connaît les plantes, car il les a étudiées. Même si c’est probablement le plus rêveur des deux, cela ne l’empêche pas de travailler son jardin. Il bine, il enlève les mauvaises herbes, il arrose. Il donne de l’amour à ses plantes et observe le résultat prendre forme, jour après jour, mais il fait aussi confiance à la nature. Ce n’est donc pas parce que l’on est jardinier que l’on écrit n’importe quoi ni que l’on est un psychopathe si l’on prévoit minutieusement chaque plan dans les moindres détails, comme des meurtres prémédités.  

Nous sommes juste différents.

Il y a une autre catégorie que je nomme « les dictateurs ». Ceux-là sont convaincus mordicus que seuls les architectes font de bons auteurs, point barre ! Dans la population en général, la majorité des gens sont des dictateurs, car ils veulent que les autres se comportent et vivent comme eux. C’est probablement pour cette raison que le monde court à la catastrophe !

Trop d’egos surdimensionnés dans la nature tue la nature !

Pour ma part, j’ai envie de dire que je suis Dieu, ou pour faire moins prétentieuse, je suis une « maman ».

Mais finalement, c’est un peu pareil.

Pendant x mois (et cela peut varier, car certaines créations prennent beaucoup de temps, surtout la première oeuvre) une maman est cette femme qui va créer son propre univers, sa planète. À l’intérieur d’elle, ça bouge, ça pousse, ça prend forme et ça se construit. Un enfant comme une histoire prend du temps, de la patience, de l’amour et au final une extrême souffrance, mais également beaucoup de joie et d’émotion.

Après, l’histoire grandit. Elle sera aimée et parfois chahutée ou violemment critiquée. Les critiques, surtout celles qui sont méchantes gratuitement sans aucun fondement ou par jalousie font du mal. Car nous avons vu grandir cette histoire depuis la première lettre, la première phrase jusqu’au mot fin.

Alors un jour, après avoir traversé des tempêtes, des arcs-en-ciel, des naufrages et des ciels étoilés, il faudra la laisser partir pour qu’elle fasse sa vie , qu’elle suive son chemin, car l’histoire comme l’enfant est sa propre personne et ne nous appartient plus. Mais toujours dans notre cœur elle restera.

Pour finir, moi qui me dis « maman » comment puis-je savoir l’effet que cela fait puisque je n’ai jamais accouché et que je n’ai pas d’enfant ? Mais alors comment font les Mo Hayder, George R. R. Martin, Maxime Chattam, Fred Vargas ou autre Jean-Christophe Grangé  pour parler de meurtres avec moult détails, bien morbides, voire immondes ? Ils n’ont tué personne dans la vraie vie (jusqu’à preuve du contraire), mais arrivent quand même à écrire des romans fabuleux. Comment ? Et bien en créant un univers bien à eux, en puisant dans leur imagination débordante. Et l’imagination c’est aussi du travail, car cela se nourrit !

Alors, que l’on soit architecte, jardinier ou Dieu/maman, chacun fait ce qu’il lui plaît, tant qu’il respecte le lecteur (il peut évidemment le malmener un peu) et tant qu’il se respecte lui-même !

Et puis de toute façon, dans la réalité rien ne se passe jamais comme on l’avait planifié !

masculin/féminin

Un lecteur après avoir lu ma chronique « déconfinement J-1 » m’a dit que j’étais trop virulente.

Il s’est peut-être senti visé, en tant qu’homme, car les noms et pronoms que j’ai utilisés sont au masculin pluriel et notamment « Les barbares vont être relâchés ! Ou encore ceux qui te collent dans les transports en commun ou dans la rue, qui pissent partout pire que des chiens etc. ».

Mais d’où vient cette règle sexiste au possible, qui veut que le masculin l’emporte sur le féminin, même si l’on parle d’un seul homme et d’un milliard de femmes ?

Au 17e siècle, pour des raisons fort lointaines de la linguistique, on considérait que le genre masculin était plus noble (!!!) que le féminin à cause de « la supériorité du mâle sur la femelle » dixit, entre autres, le grammairien Nicolas Beauzée. Tout ou presque part de là, et c’est encore aujourd’hui que, dans les écoles on apprend aux petites filles, comme aux petits garçons, que « le masculin l’emporte sur le féminin ». Malheureusement, dans beaucoup d’esprit, cela fait des dégâts et se répercute au quotidien et donne encore de beaux jours au patriarcat et à ses dérives violentes et inégalitaires.

Alors il ne faut pas se plaindre, aujourd’hui, que le pluriel soit masculin même lorsque les propos sont virulents. Depuis quelques années, il y une tentative d’écriture inclusive, c’est-à-dire non sexiste, qui a pour objectif premier: « la parité homme/femme dans la langue française ». Cela pose problème à certains masculinistes  qui trouvent cela inutile, mais également à l’Académie française* qui, il faut le rappeler, est constituée à une écrasante majorité d’hommes.

Alors au lieu de se plaindre aujourd’hui que le pluriel soit masculin, ne vaut-il pas mieux nous battre, ensemble, pour l’égalité homme/femme !

* Académie française et écriture inclusive

Déconfinement J-1

J’ai la chance d’habiter un département en zone verte,

nous déconfinons demain.

J’ai un peu peur !

Cette nuit encore, le silence ne cohabitait qu’avec le bruissement du vent dans les arbres.

Tout était si calme, 

ce calme particulier juste avant la tempête.

Mais demain ?

Les barbares vont être relâchés !

Ceux qui passent leurs nerfs en appuyant sur le champignon.

Ceux qui conduisent en téléphonant ou qui téléphonent en conduisant,
on ne sait jamais.

Ceux qui ne savent pas s’exprimer sans hurler, pérorer, injurier. 

Ceux qui te collent dans les transports en commun ou dans la rue,

qui pissent partout pire que des chiens,

et qui se pensent rois du bitume.

Ceux qui te bousculent sans s’excuser, l’échine courbée sur leur téléphone
pas si smart,

le cerveau aspiré par ce trou noir virtuel qu’est internet.

Ceux qui ne ramassent les crottes de leurs chiens seulement lorsque quelqu’un les regarde.

Et, en général ceux, à l’incivilité crasse, qui prennent la planète pour un dépotoir !

Ceux-là même vont être relâchés demain matin.

Ils ne m’avaient pas du tout manqué.

Alors résidents des zones rouges, ne soyez pas si impatients !

Profitez de ces derniers moments de civilité retrouvée.

Et merci à la pandémie d’avoir apporté un peu de distanciation physique.

De nous avoir fait retourner dans notre bulle,

de nous avoir réapprit à respecter notre espace vital.

D’avoir eu (un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout ?)
la patience de ne rien faire.

Simplement en écoutant le calme revenu et nos battements de cœur,
car oui, nous sommes vivants !  

Demain, nous déconfinons, mais serons-nous vraiment moins cons ? 

 

La pleine lune m’accompagne

Mes délires, mes angoisses, mes envies,
mes désirs inassouvis, mes folies.
Mes rencontres, mes doutes, mes incertitudes,
ma chair, mon sang, mes tripes.
Tout ce poids dans mes chaussures à traîner dans les rues,
la nuit, ne pouvant m’abandonner au sommeil.
Quelqu’un me suit, il me cherche, me désire.
Mais moi, j’aime ma solitude.
Elle m’habille et me protège.
Mes pas avalent le bitume,
mes questions se bousculent et coulent.
Les rues défilent sous mes yeux.
Pourquoi ne puis-je simplement accepter ce que l’on me propose ?
Pourquoi suis-je si entière, à la recherche d’un tout,
alors que rien ne m’y oblige ?
Pourquoi je n’arrive pas à accepter les petits cadeaux de la vie,
sans demander d’explications ?
Besoin de légèreté, de m’évader de ce carcan.
Casser ce mur qui m’empêche de vivre pleinement mes désirs,
mes envies les plus délirantes, et même mes fantasmes les plus inavouables.
Oublier cette emprise, cette ombre qui plane au-dessus de mon imagination,
qui me lie les poings dans le dos, qui immobilise mes instincts.
Rompre mes chaînes et m’enfuir loin de mes bourreaux, m’enfuir vers Moi.

nuit

Lux, tais-toi !

Avez-vous déjà eu l’air de Freddie Mercury « I want to ride my bicycle
I want to ride my bike… »
dans la tête jusqu’à ce que cela vous oblige à vous levez ?

Non ?

Eh bien, moi oui ! Ce matin. Flûte, c’est dimanche quand même ! Un des seuls jours de la semaine où je peux faire la grasse mat’ !

— Tu te crois drôle ? tu peux dormir toute la journée si tu veux, depuis ce satané confinement. C’est toi qui choisis de te lever aux aurores pour écrire tes conneries !

— Comment ça des conneries ? Tu n’aimes pas mes chroniques ?

— Ouais, bon. Allez c’est gentil, mais en attendant tu délaisses tes romans, dont la suite de #Love(ly) Story, où Moi, Lux Racine, attends patiemment dans un coin poussiéreux de ton cerveau que tu daignes t’occuper un peu de moi. J’en ai marre d’attendre. La patience n’est pas mon fort !

— Oui. Eh bien, ma chérie, il va falloir attendre encore un peu, car j’ai commencé deux autres projets, dont un pour un concours en septembre et celui-ci m’accapare beaucoup.

— pfff ! Être dépendante d’une auteure, quelle plaie !

— Et lorsque l’un de tes personnages te parle, c’est une partie de plaisir peut-être ?

— Ce n’est pas de ma faute si ton cerveau ne s’arrête jamais !

— Oui, c’est vrai ma chérie. C’est d’ailleurs pour cela que je vais allez méditer. C’est le seul moment où mon esprit n’est pas saturé par des personnages, des chansons, des futures histoires, des idées de promotion pour mes livres, des recettes de cuisine…

— Bon, ça va ! on a compris le topo ! Tu te fatigues toute seule en fait. Je comprends mieux pourquoi tu aimes ce silence dehors, tu n’as pas besoin de bruit supplémentaire !

— Exactement.  Alors Lux, tais-toi maintenant ! Il faut que j’aille ride my bicycle !

— Pfff, je passe même après un vélo. Quelle ingrate cette auteure !

 

note de l’auteure : pour celles et ceux qui se demandent où retrouver Lux Racine: dans  les romans Lovely Planète et #Love(ly) Story et la fin de la trilogie en écriture en alternance avec deux autres romans 😉 

Agitateurs

Mélangez avant de presser, n’utilisez que des agitateurs en plastique ou en bois, jamais en métal…

Le café du matin ne me rend pas chagrin, au contraire, il booste mon inspiration.

La preuve : je contemplais ma cafetière Bodum, dans un état d’hypnose avancé,

Je lisais  et relisais cette phrase :

Mélangez avant de presser, n’utilisez que des agitateurs en plastique ou en bois, jamais en métal…

DES AGITATEURS. Quel joli mot !

Comme si dans ma cafetière à piston, il y avait des manifestants qui agitaient le marc du café.

Probablement  en ont-ils marre de cette société qui les presse !

Car eux ne sont pas pistonnés !

Agitateurs, je trouve ce mot poétique.

Quelle idée d’utiliser un mot aussi subversif pour demander à ses clients de remuer le café !

Je sors de ma transe et je m’inquiète, passer autant de temps sur une phrase banale et en faire une chronique ?! 

Ça va pas bien chez moi ?

Je suis à deux tasses de café d’appeler mon psy !

Mais non, depuis quelques années, ma thérapie c’est l’écriture…

Agitateurs