Un bilan ? Pour quoi faire !

bilan 2021

Lorsque je faisais des études commerciales (quelle idée déjà, moi qui ait toujours eu un faible pour le théâtre, le cinéma et l’écriture ), nous faisions des bilans comptables, c’était d’ailleurs le principe de cette filière et depuis, je déteste en faire. Mais cette année, je ne sais pourquoi, peut-être est-ce la faute de ces deux longues années où nous avons navigué entre confinement, restrictions de nos mouvements et de nos libertés, reconfinement, peur collective, bref deux années de mierda, où il a fallu aller chercher très loin les motivations pour continuer à coexister avec une société malade (littéralement) de son leitmotiv « toujours plus » ( plus de production, de consommation, etc.).

2021 une année bien singulière !

Il y a eu beaucoup de jours où je me suis dit : «  j’arrête tout, l’écriture, la publication, l’édition c’est vraiment trop de travail, de sueur, trop d’émotions pour si peu de résultats !
J’ai quand même sorti deux recueils : un ouvrage collectif avec le club des Indés ( un groupe d’auteur.e.s où l’entraide et le partage sont omniprésents et précieux) et l’autre avec des photos et des textes plus personnels, un livre qui me tient vraiment à cœur.

je commence par les –
Le processus du livre dans l’auto-édition n’est pas une promenade de santé. C’est un chemin semé d’embûches, rempli d’un surcroit de travail avant même d’aller se jeter dans les mains des lectrices 1.
Par choix et pour que la plupart de mes romans soient disponibles en librairie ( un nombre toujours plus grand de mes lectrices boycottent le Géant au logo qui sourit ), je passe par la plateforme allemande BOD. Moi-même, j’essaye de ne pas favoriser le mastodonte de la vente en ligne, qui, éthiquement et écologiquement, me pose vraiment des problèmes de conscience : conditions de travail déplorables, stockage de plus en plus important dans un Cloud très énergivore ( non, les ebooks ne sont pas plus « écologiques » que le papier. Le stockage illimité et sans fin dans le Cloud demande chaque année de plus en plus d’énergie).
Malheureusement, la qualité d’impression de mon dernier recueil laisse à désirer ! Ce qui est bien étrange puisque Bod a reçu les mêmes fichiers que mon imprimeuse, qui, elle, a imprimé des livres vraiment très beaux ! Même si j’écris vite, je corrige et réécris beaucoup. Je suis quelqu’un de très (trop?) perfectionniste, qui est rarement satisfaite d’elle-même. J’ai toujours privilégié la qualité à la quantité. Alors, lorsque le rendu parfait que j’attendais n’est pas au rendez-vous, cela m’exaspère et me fait douter encore plus que d’habitude !
L’auto-édition c’est beaucoup de travail pour très peu de résultats financiers et si je pense à l’un de mes profs au cours Florent qui nous disait : «  tant que vous ne gagnez pas votre vie comme acteur, vous n’en êtes pas un ! » Quid de la profession d’auteur ? Comme je ne gagne pas encore ma vie avec mes romans, je ne suis donc pas une auteure légitime? Est-ce aussi simple ?

1 comme mes lecteurs sont en grande majorité des lectrices, j’ai fait le choix, dans ce texte, d’accorder au féminin.

Les +

Les lectrices évidemment !
Même si la première personne pour laquelle j’écris, c’est moi et cela pour des raisons diverses : canaliser mon trop-plein d’imagination, de sensations, d’émotions et tout simplement parce que j’adore écrire et raconter des histoires, j’écris aussi pour être lue et pas que par mon entourage !
Alors, heureusement que les lectrices sont là, avec leurs encouragements, leurs critiques constructives et leur bienveillance, car il y a vraiment des périodes de doute aussi sombres et glaciales qu’une longue nuit d’hiver.
Et jusqu’à présent, je n’ai pas eu de critiques désastreuses, mais je ne vends peut-être pas assez pour cela.

2022 c’est demain :
je n’arrête pas l’écriture, car j’en suis incapable. C’est peut-être l’une des seules activités (avec les voyages, mais en ces temps troublés de pandémie, cela devient compliqué) qui m’évite de péter un câble ou de partir m’exiler comme Walden2 , dans les bois, car il ne faut pas se mentir, la situation écologique de notre belle planète et le bruit fracassant des bottes des fascistes qui se rapprochent et commencent à faire de l’ombre à nos démocraties, ne sont pas des plus réjouissants !

Je continue les concours qui sont d’excellents challenges pour stimuler mon imagination et une autre façon de sortir de ma zone de confort. Je pense aussi que je vais retenter l’aventure de l’édition traditionnelle et trouver un éditeur pour mon prochain roman.

Une nouvelle année où j’ai envie de conquérir toujours plus de lectrices et lecteurs grâce à mon style et ma sincérité. D’aller admirer des aurores boréales et continuer à écrire sur toutes ces merveilles qui m’entourent et qui donnent un sens à ma créativité.

Et pour finir, j’ai aussi décidé d’arrêter de me mettre une pression de dingue avec ce surcroit de travail qui ne donne pas ses fruits, mais de me faire plaisir dans l’écriture et de « lâcher prise » !

« Moins de prise de tête et plus de plaisir et de succès » voici ma devise pour 2022

Pour cette nouvelle année, je ne nous souhaite que le meilleur et de laisser le pire en 2021.

Avec toute ma bienveillance, je vous offre mes meilleurs vœux

Mirelle

2 Walden ou la vie dans les bois, un livre de Henry David Thoreau

Cet article a 2 commentaires

  1. Laure Gombault

    De belles résolutions Mirelle, cette année, je vais continuer à te lire ! 😉 Que le plaisir de lire, d’écrire et de profiter des tiens t’accompagnent en 2022 !

    1. Mirelle HDB

      Merci Laure, je te souhaite également beaucoup d’inspiration et de bonheur. 😘

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