Le questionnaire de Proust façon confinement

Quel est mon état d’esprit ?
Bien meilleur que la première semaine, je prends un jour après l’autre. J’ai loupé mon Paris-Brest façon Conticini (que j’ai terminé en soufflé ! Oui c’est possible et c’est bon) en conséquence, j’ai arrêté de pâtisser (ma balance me dit merci !)

Quel est mon principal trait de caractère en confinement ?
L’eau de javel, je passe presque tout à l’eau de javel ou au vinaigre blanc (sauf les escargots, mes nouveaux animaux de compagnie)

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis ?
Qu’ils soient en bonne santé et qu’ils donnent de leurs nouvelles, bien sûr !

Mon principal défaut après 25 jours de confinement ?
Foutre le bordel et ranger. Recommencer encore et encore. Faire un peu trop le ménage et y prendre goût  !

Votre occupation préférée ?
L’écriture et bing-watcher des séries en faisant du vélo.

Quel est mon lieu de confinement rêvé ?
Une grande maison sur une île. Avec plein d’animaux, un potager, des arbres fruitiers, des panneaux solaires pour être en autosuffisance énergétique. Et des amis pour faire la fête !

Où aimerais-je aller à la fin du confinement ?
Sur l’archipel Svalbard pour admirer des aurores boréales.

Mes héroïnes qui gèrent le mieux leur confinement ?
Sylvie, coach sportive pour Power Plate qui propose des vidéos et des cours de PP dans les jardins et les allées de ses clients à Miami.  Vanessa et Caline qui font des vidéos de yoga  chez elles et ma soeur qui fabrique des masques en tissu. Elles sont  pleines de ressources. 🙂

Mes héros dans la vie réelle ?
Aides à domicile, infirmières, personnel médical, caissières et toutes ces travailleuses et travailleurs que trop de gens regardaient de haut. Enfin, ils se rendent compte de leur valeur. En espérant que cela durera après le confinement !

La qualité que j’ai développée pendant ce confinement ?
Avoir remplacé le fouet électrique par un fouet manuel !

Ce que je déteste par-dessus tout?
Le voisin du dessus, qui doit faire dans les 56 kg tout mouillé et qui marche avec la légèreté d’un troupeau d’éléphants. Pour couronner le tout, il claque les portes toute la sainte journée. J’ai toujours l’impression que l’immeuble va s’effondrer sous ses coups !!! Et ce n’est pas faute de lui avoir demandé de faire attention !

Le don de la nature que je voudrais avoir?
Le don d’ubiquité !

Ce que je vais regretter à la fin du confinement ?
Ce silence magnifique et ce calme revenu. Entendre les oiseaux le matin à la place des voitures qui démarrent. Se rendre compte que trop de bruit est un immense facteur de stress.

La chose que je n’aurais jamais faite si vous n’étiez pas confinée ?
Raser les cheveux de ma sœur (à sa demande évidemment !)

À part moi, qui voudrais- je être ?
Roger Federer !

Ma devise de confinée ?
Mieux vaut être seule que mal confinée.

Et vous, que répondriez-vous au questionnaire de confinement ?

 

Aux soirées de Monsieur l’Ambassadeur

Catherine Deneuve qui ne veut pas passer devant l’Ambassade de France sans claquer la bise à l’Ambassadeur (probablement pour les rochers qu’il donne lors des soirées).

Un film qui se tourne sur l’Arc de Triomphe vide, mis à part les joggeurs parisiens qui courent à un mètre de distance et sur un seul pied.

Un mariage où les invités sont habillés de rouge et se congratulent en projetant la mousse blanche des extincteurs, à la sortie de Notre Dame en feu.

Moi qui doit jouer au poker, alors que je ne connais que les expressions du Jass « 200 les buurs1 » et « stöck2 » ! Lorsque je découvre les cartes, je demande ce qu’elles signifient à J.K. Rowling, qui entre nous, joue aussi bien qu’elle écrit, c’est-à-dire qu’elle me ratiboise à chaque partie !

Ma mère qui fait des blagues de couette sur ma chronique de Delahousse !

Des flamants roses qui nidifient sur le toit de l’Élysée.

Oui, je sais cela n’a aucun sens ou plus probablement, un sens caché.

Il faut avouer qu’hier soir, j’ai écouté l’allocution du ministre du Grand N’importe Quoi National, donnant des non-réponses à une situation dont personne ne connaît l’issue.

Il me semble qu’à ce rythme-là, on va rester confiner jusqu’à la Saint Glinglin !

1 au jass (jeu  de carte suisse qui ressemble un peu à la belote) lorsqu’un joueur a 4 valets (baur, buur en dialecte prononcé bour) cela vaut 200 points.
2 lorsque l’on a le roi et le dame d’atout on dit Stöck (prononcé chtreukr) au moment de poser la seconde des deux cartes.

Vous avez du courrier

Je suis assise sur les marches de mon immeuble, au soleil.
Je ne regarde passer personne,
je n’attends même pas Godot, mais j’observe les petites herbes qui défient le béton
et respirent goulûment l’air redevenu respirable et sain !
Je suis là, patiemment, profitant des rayons du soleil comme autant de vitamine D.
Je ne peux plus m’énerver contre les conducteurs qui laissaient tourner leur moteur à l’arrêt pendant des heures,
leurs incivilités crasses avaient le don de m’exaspérer à un point !
Depuis trois semaines, il n’y a plus de voiture qui démarre dans ma rue, elles aussi ont été abandonnées pour le plus grand plaisir de mes poumons et de mes oreilles.
J’aperçois le facteur au loin. Ses visites se sont raréfiées.
Lorsqu’il passe à vélo, en tendant sa main gantée de plastique, j’attrape l’enveloppe et dis merci à cet humain.
Tiens, cela faisait longtemps que je n’avais pas parlé à une personne en chair et en os.
Ce mot est de vous.
J’aime recevoir de vos nouvelles manuscrites.
Le plaisir de décacheter l’enveloppe, sortir la lettre, la déplier, en respirer l’odeur et se souvenir du temps que les moins de vingt ne veulent plus connaître.
Les joies de la correspondance et de prendre le temps d’écrire une lettre, de réfléchir au message que l’on veut transmettre,
de mettre un timbre et d’aller la poster dans une jolie boîte aux lettres jaunes
(évidemment, en ce moment elles sont fermées, mais heureusement cela ne va pas durer).

Il aura fallu un virus tueur pour que certaines personnes se manifestent.
Une pandémie planétaire pour que d’autres prennent le temps de s’asseoir au soleil, tout simplement, pour profiter du moment et de regarder à l’intérieur d’elles-mêmes.
Et puis se dire aussi que cette pause est plus que bienvenue pour notre planète et Mère nourricière, elle est nécessaire !
Pourquoi devons-nous toujours attendre d’être au bord de l’abîme et n’avoir plus le choix pour réagir, alors qu’il n’est pas si compliqué de faire des efforts un peu tous les jours.
Être moins égoïstes et plus civils, il en va de la survie de notre espèce.
J’espère surtout qu’après cette période étrange et dramatique, nous ne nous précipiterons pas tous en même temps pour FAIRE des choses.
Acheter tout et n’importe quoi. Faire venir des objets inutiles de pays lointains, fabriqués dans des conditions catastrophiques pour les employés et la planète et voyager en masse partout dans le monde.

La nature a encore besoin de se reposer !
Moins FAIRE pour ÊTRE plus.

Oui, j’aime parcourir cette lettre, ligne après ligne. Je suis rassurée, vous allez bien.

Non, j’déconne ! C’est un putain de prospectus publicitaire! Elles ne perdent pas le nord, les multinationales avec leur junk mail !
De nos jours, plus personne n’écrit, et c’est bien dommage !

fenêtre ouverte…

Sur mon vélo d’appartement, j’avale les kilomètres et je dicte cette chronique (oui, c’est grâce à la magie des nouvelles technologies et mon Smartphone scotché au guidon du vélo, que vous pourrez me lire dans la journée).  

La fenêtre est ouverte sur la ruelle déserte et les cris joyeux du petit Louis, 4 ans, qui veut absolument être Ironman, alors que sa maman est un peu perdue : « c’est lequel déjà Ironman ? ».

Moi, je préfère partir dans mes rêves éveillés et m’imaginer pédaler jusqu’à la mer, par ce chemin que je devais découvrir un week-end de mars, si le confinement n’était pas venu bousculer mes plans.

dav

Je vous passe le trajet en TER qui n’a aucun intérêt stylistique et j’arrive directement à Aigues-Mortes où je distingue très rapidement ses remparts et sa tour Carbonnière. J’emprunte alors la piste cyclable à côté du chenal maritime, au milieu de la Camargue. L’air marin vient aussitôt nettoyer mes narines et laisser cette odeur particulière et vivifiante d’embruns.

Le long des marais salants, des grues cendrées, des cigognes blanches, des aigrettes garzettes, mais surtout des milliers de flamants roses colorent le paysage.

Le soleil projette ses rayons sur les collines de sel et m’aveugle d’une blancheur immaculée.

.dav

La distance depuis Aigues-Mortes jusqu’à la plage est de 14 km, allez simple. La température est idéale, loin des frimas de l’hiver ou de la canicule d’un mois d’août.

Arrivée au Grau-de-Roi, je bifurque sur la droite après le grand rond-point, puis je continue en empruntant la voie verte jusqu’à la plage de l’Espiguette.

Je descends de mon vélo que je laisse contre une barrière en bois. Je marche le long des dunes en remarquant le phare, qu’il me faudra visiter dès son ouverture au public.dav

J’enlève mes baskets, puis mes habits, quelle délivrance ! 
Je cours pieds nus dans le sable, qui n’est pas encore brûlant et je plonge dans la mer, enfin !
C’est une immersion totale et une délivrance dans mon élément préféré.

mer espiguette

 

Prenez soin de mes romans !

Dans ma petite chambre parisienne, celle où j’habitais lorsque j’étais étudiante au cours Florent et d’où je pouvais voir Montmartre en montant sur la cuvette des w.c.  il y a beaucoup de livres, un énorme frigo qui s’ouvre avec trois clés différentes et une fenêtre-balcon qui donne sur une cour intérieure.

Quelqu’un sonne à la porte. Laurent Delahousse, dans son exactitude toute suisse et sa blondeur de surfeur californien, se tient souriant sur le pas de ma porte. Il me dit bonjour avec cette voix suave que beaucoup ne supportent pas. Moi, elle ne m’a jamais dérangée.

Je lui tends la main et l’invite à l’intérieur. Il est très aimable et encore plus sexy avec ses lunettes d’intello !

 Je lui désigne l’unique fauteuil de la pièce, pendant que je cherche désespérément, non pas Suzanne1, mais mes romans dans la gigantesque bibliothèque qui est bien plus grande que la pièce elle-même. 

— Comment est-ce possible, me diriez-vous ?

— C’est un rêve ! Allez donc poser vos questions directement à Freud, et cessez de m’interrompre ! 

Je disais donc que je cherchais mes romans, mais je suis, ô rage, ô désespoir2, très contrariée, car je ne les trouve nulle part.

Pendant ce temps, Laurent (oui, je l’appelle par son petit nom. Il est venu jusque dans mon rêve, je me permets !) en profite pour fumer une cigarette sur le palier. Étrange, je ne l’imaginais pas du tout avec cette habitude nauséabonde !

Mon voisin sort à ce moment-là, me regarde, regarde Laurent, me regarde (ça s’appelle une « double take » au cinéma ou surprise en deux temps et c’est très difficile à jouer pour un acteur) il me demande :

 —Mais pourquoi y a Delahousse ?

— Il vient m’interviewer !

— Mais pourquoi il t’interviewe, t’es pas connue ?

— Pour parler de mes livres.

— Quels livres ?

— Ceux que j’ai écrits !

— T’as écrit des romans, toi ? !

— Ben oui.

— Tu m’ l’as jamais dit !

— Tu ne m’as jamais demandé !

— Ben quoi, j’allais pas te demander si tu avais écrit des livres !

— Non, mais tu aurais pu me demander ce que je faisais dans la vie !

— Mais tu causes jamais d’ toi !

— C’est normal, lorsqu’on discute, tu ne parles que de toi !

— Ben ouais, parce que t’écoutes super bien ! 

Laurent a fini sa cigarette, il fait un bonjour de la tête à l’intention de mon voisin et retourne s’asseoir dans l’unique fauteuil de ma modeste demeure. Vous vous souvenez, vous suivez un peu ? Et moi je suis en nage, car je ne retrouve toujours pas ces satanés romans.

Je me réveille à ce moment-là, en me disant : « voilà, ma petit Mirelle, si tu désires que Laurent Delahousse, avec ses petites lunettes d’intello sexy, vienne t’interviewer au sujet de tes romans, il faut que toi et ton entourage, vous en parliez plus. »

Il est donc temps que le monde entier soit au courant que j’écris des romans fabuleux qui « vous font partir à la découverte de monde et de vous-même » — dixit la pub sur mon blog ! —

Et pourquoi Delahousse, alors que je ne regarde presque jamais les infos, surtout en ce moment ça me déprime trop ? Je n’en sais rien moi, vous en posez de ces questions ! Allez frapper à la porte de Lacan, il en aura peut-être des réponses, mais ça vous coûtera plus cher que d’acheter directement mes livres 😉 !

1,2 ce texte comporte quelques références. Si vous ne les connaissez pas, allez donc chercher sur internet, cela vous passera le temps si vous vous ennuyez, ou comblera votre manque de culture si vous en manquez et vous pourrez ainsi brillez dans les dîners mondains lorsque nous serons enfin déconfinés ! Vous me suivez ?

 

Vue de cette fameuse chambre. Merci à mon amie d’enfance Karine pour l’avoir gardée 🙂vue de chambre de bonne

Au marché des mots en liberté

Au marché des mots en liberté, on trouve de tout,
mais surtout des mots qui se baladent le long des stands.
Ils attendent qu’on les grappille.
Ils sont patients, mais n’attendront pas toute leur vie,
car ils sont là pour être cueillis, vendangés, pétris, transformés,
magnifiés, aimés et lus.
Au marché des mots en liberté, on y trouve des auteurs,
ils flânent le long des étals, cherchant les mots et leur sens.
Ils sont patients et souvent rêveurs, ils doutent parfois,
alors ils s’assoient et laissent vagabonder leur esprit.
Ils s’ouvrent tout à coup à l’inconnu,
à l’imprévu et à l’inattendu.
Les mots peuvent ainsi s’engouffrer dans leur imagination.
Au marché des mots en liberté,
les mots et les auteurs se sont trouvés.
Jamais plus ils ne se quitteront.
Ensemble, ils joueront, créeront, accoucheront dans la douleur,
mais aussi dans la joie.
Au marché des mots en liberté,
on trouve aujourd’hui des histoires  qui se racontent, se transmettent,
pour la plus grande la joie des lecteurs.

Comment écrire sur rien ?

Ma muse serait-elle vexée par ma chronique d’hier ?
Parce que ce matin, rien, nada, que dalle, nothing  !
Pas l’ombre d’une idée, aucun souvenir de rêves abracadabrants ni d’inspiration.
Rien qu’une page blanche, le cauchemar absolu pour une auteure1.

Alors je me pose la question : “comment écrire sur rien ?”

Au premier sens du terme, je n’écris pas sur rien, en l’occurrence,
à cet instant précis 8 h 50 du matin,
j’écris sur le dos d’une “attestation de déplacement dérogatoire”
qui me sert de brouillon.
Au sens figuré, qu’est-ce que le rien ?

Oh la la ! Parler de philosophie, avant même d’avoir pris mon café,
alors que mes neurones ne sont pas tous à leur place, est-ce bien raisonnable ?
Non, je ne vais pas partir dans cette direction.
Comme je me suis interdit de commencer la 4e saison de la casa de papel, avant d’avoir écrit ma chronique quotidienne,
je termine rapidement ce texte, qui n’a ni queue ne tête (et qui est un peu court, mais en même temps, j’ai le droit de prendre un jour de repos, car je ne pensais pas que ce confinement durerait aussi longtemps) en extrapolant ce que chantait Serge Gainsbourg : “mieux vaut ne penser à rien que ne pas penser du tout”.

Aujourd’hui, je vous le dis “mieux vaut écrire sur rien que ne pas écrire du tout !”

Bonne journée et prenez soin de vous.

1 je ne vais pas polémiquer avec de l’Académie française qui n’admet pas le mot “auteure” au féminin, lui préférant “autrice” terme qui heurte mes oreilles. Je me déclare donc, romancière, nouvelliste, car j’écris des romans et des nouvelles. Je vais rajouter chroniqueuse, car cela sonne bien au féminin.

L’écriture est une drogue dure !

On me demande souvent comment me vient l’inspiration. C’est une question qui mérite d’être développée.

Tout d’abord, cette imagination je vais la surnommer “ma muse”. 
Aujourd’hui par exemple, ma muse m’a réveillée à 4 h 25 du matin. 
Oui, elle est aussi précise que ça ! 
Elle arrive avec l’idée du moment, qu’il faut absolument que je développe sous peine de la voir s’enfuir et se réfugier dans les limbes de mon cerveau où il me sera très difficile d’aller la récupérer. 
Je me dois d’être rapide, car elle peut aussi s’envoler pour enrichir l’imagination de quelqu’un d’autre. 
C’est pour cette raison qu’il faut l’attraper en plein vol et la coucher immédiatement sur le papier pour ne plus jamais l’oublier.
Elle restera “confinée” dans un cahier ou alors, elle se glissera entre mes doigts et les touches de mon ordinateur pour finir en chronique.

L’écriture est une drogue dure ! Plus j’écris et plus j’ai envie.
Rectificatif, plus j’ai besoin d’écrire !

À l’image d’un sportif qui est comme un lion en cage lorsqu’il n’a pas sa dose d’endorphine quotidienne, ma muse ne me lâche pas. Encore plus depuis que j’ai commencé mes “chroniques de confinement” il y a 18 jours.
Certains matins, lorsqu’elle vient me cueillir aux aurores, j’ai envie de lui dire : “mais laisse-moi tranquille ! J’ai besoin de respirer, de manger, de farniente, ou tout simplement de regarder le dernier épisode de Grey’s Anatomy ”.

Mais elle est là qui frétille et veut me sauter dessus pour faire de moi sa marionnette. 

— “Fous-moi la paix ! J’ai sommeil”. lui dis-je en me retournant dans mon lit douillet.

Mais il est trop tard ! Cette idée du petit jour fait son chemin sous mon crâne et j’ai un peu peur de la vexer. Je ne veux surtout pas qu’elle s’en aille définitivement.
Alors, je prends le cahier et le stylo que je cache sous mon oreiller, j’allume la lampe de chevet et je noircis des pages.

Depuis ma plus tendre enfance, mon imagination a toujours été à mes côtés. Elle fut d’une aide précieuse lorsqu’il fallait inventer des excuses pour l’école, pour mes parents, pour mon professeur de guitare qui était d’un ennui abyssal. Elle a toujours été une fidèle compagne de route et ne m’a jamais abandonnée. 

Par contre, je l’ai parfois négligée, même si l’envie d’écrire était constamment présente, mes profondes angoisses et mes doutes la tenaient à distance et m’empêchaient de terminer le moindre texte.  
J’aimerais qu’il existe un bon équilibre entre écriture et sommeil; écriture et vie quotidienne, car elle a aussi besoin d’être nourrie, cette muse. Et pour cela, j’ai un grand appétit pour la lecture, les rencontres, l’observation, les expositions, le cinéma, et bien sur les voyages ou simplement contempler le ciel qui m’inspire tous les jours. 

L’écriture est une drogue dure qui vous réveille en plein sommeil, qui vous habite de mondes imaginaires qui s’agitent dans votre esprit. C’est parfois fatigant, mais toujours exaltant  !  
Les auteurs comprendront 😉


PS : merci aux lectrices et lecteurs de ce blog et de mes romans, vos commentaires sont la plus belle des récompenses  🙂