Mes délires, mes angoisses, mes envies,
mes désirs inassouvis, mes folies.
Mes rencontres, mes doutes, mes incertitudes,
ma chair, mon sang, mes tripes.
Tout ce poids dans mes chaussures à traîner dans les rues,
la nuit, ne pouvant m’abandonner au sommeil.
Quelqu’un me suit, il me cherche, me désire.
Mais moi, j’aime ma solitude.
Elle m’habille et me protège.
Mes pas avalent le bitume,
mes questions se bousculent et coulent.
Les rues défilent sous mes yeux.
Pourquoi ne puis-je simplement accepter ce que l’on me propose ?
Pourquoi suis-je si entière, à la recherche d’un tout,
alors que rien ne m’y oblige ?
Pourquoi je n’arrive pas à accepter les petits cadeaux de la vie,
sans demander d’explications ?
Besoin de légèreté, de m’évader de ce carcan.
Casser ce mur qui m’empêche de vivre pleinement mes désirs,
mes envies les plus délirantes, et même mes fantasmes les plus inavouables.
Oublier cette emprise, cette ombre qui plane au-dessus de mon imagination,
qui me lie les poings dans le dos, qui immobilise mes instincts.
Rompre mes chaînes et m’enfuir loin de mes bourreaux, m’enfuir vers Moi.

nuit

%d blogueurs aiment cette page :