Alors on vote ?

Mon vote pour la nature

En observant les coins d’herbe que je laisse volontairement pousser en liberté, je m’aperçois que la nature est résiliente et toujours magnifique. Chaque herbe folle, chaque insecte, chaque fleur sauvage a son utilité, sa propre beauté. Il serait dommage de tondre un si bel écosystème pour qu’il devienne aussi lisse et monotone qu’un gazon de golf.
La nature a de la ressource, bien plus que l’humanité qui court à coup de surconsommation à sa perte.
Alors que l’urgence climatique devrait être le sujet principal des aspirants à la fonction suprême de notre pays, nous sommes assommés par des discours de haine par des candidat.e.s qui veulent nous replonger dans les années parmi les plus sombres de notre histoire avec leurs idées très loin d’une vraie démocratie et leurs discours passant H24 sur des chaînes télé détenues par des milliardaires qui ne pensent qu’à enrichir leurs comptes en Suisse.
Et je sais de quoi je parle, je suis née dans ce paradis fiscal où l’argent n’a pas d’odeur !

Pourtant, la Suisse est un pays démocratique par excellence. Nous avons l’habitude de voter plusieurs fois par an, afin de nous prononcer pour ou contre des initiatives populaires, des référendums facultatifs ou obligatoires. Nous participons régulièrement à ce que nous, Suissesses et Suisses, appelons des votations. Malheureusement, les citoyen.ne. s se lassent et le taux d’abstention est très élevé.
En France, ils sont peu nombreux, les jours l’on peut glisser son bulletin dans l’urne et pourtant, le taux d’abstention, surtout cette année, s’annonce très élevé. Je lis et j’entends tous les jours ou presque que « voter, ça ne sert à rien, ils sont tous pourris ! »
Oui, il y a beaucoup de corruption, de copinage, de passe-droit et les inégalités sont de plus en plus criantes. Voter ou pas est un choix absolu, ce n’est certainement pas moi que vous dirait le contraire. Moi par exemple, en tant que femme, je me sens la responsabilité de me déplacer pour que vive mon choix, même s’il est parfois blanc, car le vote des femmes n’est pas si vieux et il suffirait d’un. e extrémiste misogyne pour que ce droit nous soit restreint ou supprimer.

Demain, il faudra choisir entre vert, rouge, jaune, marron, noir, bleu et j’en passe. Le choix va être cornélien, car même le programme le plus vert n’est pas encore assez vert au vu de la catastrophe climatique qui nous attend.
Nous sommes les acteurs de notre bonheur et de notre malheur, même si les idées passent, les humains ne sont pas immortels et l’humanité est plus proche de son extinction que d’aller vivre sur Mars.

La nature, que l’on méprise à coup d’idéaux ultraconsumeristes, s’en moque !
Car elle, contrairement à nous pauvres humains irrespectueux, sera toujours là !

la nature en liberté

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