Le chemin

Je ne sais plus depuis combien de temps je déambule.

Par terre, les racines des arbres me font parfois trébucher, mais jamais tomber.

Seule et sans bagage, je respire le parfum unique de la forêt en automne.

Je regarde ces badauds dans la rivière,

leurs visages sont lisses et sans émoi.

Ils se laissent entraîner par le courant,

ils ne pensent plus ni ne revendiquent.

Ils ne sortiront peut-être plus jamais de leur torpeur.

Je ne veux pas les rejoindre, je suis bien.

Libre et sans contrainte.

Je vais à mon rythme, même si je connais la destination finale.

N’est-elle pas la même pour tout le monde ?

Raison de plus pour flâner, profiter de ce qui m’entoure,

m’émerveiller d’une feuille qui tombe,

et tapisse mon chemin d’un manteau auburn.

Je ne veux plus rentrer puisque dorénavant,

ma maison est ce chemin où tous les possibles s’offrent à moi,

car je prends soin de garder les yeux et l’esprit ouverts.

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