Dans quelques années, on ne dira plus avant/après JC mais avant/après le confinement !

Jour 7 du confinement.
Le stress de ne pas savoir pour combien de jours,
je serai emprisonnée commence à se faire ressentir. 
Le chocolat est à portée de main,
le mot « confort food » a dû être inventé en prévision d’un confinement.
Alors, pour ne pas trop déprimer et faire circuler mon énergie,
je prends tous les prétextes pour bouger,
d’autant plus que j’habite un petit appartement sans balcon ni jardin 
et que j’avais l’habitude de beaucoup marcher dehors.
Mais ça c’était avant. Avant le Grand Confinement !
Alors, lorsque j’entends des pas dans les escaliers, je sprinte à la fenêtre, tel Usain Bolt. 
Je regarde discrètement, je me baisse en squat, je remonte…
Au moins 10 fois, de suite pour savoir qui sort de l’immeuble ! 
Ce n’est pas de la curiosité, juste le besoin de revoir des humains, même de loin. 
Cela me réconforte et me rassure. Je ne suis pas seule au monde. 
Je reviens ensuite et je descends en fente en passant par la cuisine 
et je reste jusqu’à sentir mes cuisses me brûler. 
Puis je fais des exercices avec deux paquets de pâtes,
il faut bien faire quelque chose de tout ce stock.
Je jongle aussi avec des rouleaux de PQ,
tout comme les stars du foot confinées dans leur minuscule 10 000 m2.
C’est une magnifique sensation d’être en vie et en pleine forme. 
Une chance de nos jours, qu’il ne faut pas négliger.
Assise sur le canapé du salon en écrivant cette chronique, 
je fais la chaise pour ne pas devenir chèvre.
J’ouvre les fenêtres, je prends de longues respirations.
Inspirer par le nez, expirer par le nez comme me l’a appris ma prof de yoga (dont les cours et sa belle énergie me manquent beaucoup).
Je n’ai jamais autant aimé faire le ménage que depuis une semaine.
Je range les armoires, je colle de belles étiquettes sur toutes les épices 
et je les range par ordre alphabétique !
J’emprunte les escaliers de la mezzanine sur la pointe de pieds, 
Je n’oublie pas de baisser la tête pour ne pas me cogner contre une poutre.
Je me mets à quatre pattes et j’en profite pour faire des pompes.
Je redescends sur les talons, mes chevilles sont contentes que je m’occupe d’elles.
Puis je monte le son d’une chanson qui passe sur mon ordinateur 
« welcome to my life » du groupe Simple Plan.
Je danse comme si personne ne me regardait et ça tombe bien,
car il n’y a personne pour me regarder jouer à guitar heroe.
Je zieute les milliards de vidéos qui s’accumulent sur le net :
Les potes qui font des exercices dans leurs salons,
des cours de yoga dans la cuisine.
Mais aussi les articles de magazines féminins qui vous donnent des conseils pour ne pas prendre 3 kg pendant la confination (ce mot n’existe pas, je m’en fous ! à situation exceptionnelle, mot exceptionnel)
Tout le monde s’y met.
Bref, entre le sport, les nouvelles sur la propagation de ce satané virus,
je suis fatiguée et il est à peine 14 h.
Je vais aller faire la sieste. 
J‘en profite pour m’initier à la lévitation. 
C’est difficile, je ne décolle pas.
Je me concentre, j’imagine que je flotte au-dessus de mon lit. 
Je n’y arrive toujours pas, mais je ne désespère pas, j’ai du temps devant moi.
combien de jours de confinement nous reste-t-il déjà ?

Publié par Mirelle HDB

conquérante de l'imaginaire

3 commentaires sur « Dans quelques années, on ne dira plus avant/après JC mais avant/après le confinement ! »

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